La mort, cette énigme dont l’homme essaye de déceler les secrets depuis la création du monde ; et en face de laquelle sa soif du savoir l’entraîne dans une quête sans fin, l’incitant à se poser des questions sur ce qu’elle est, et pourquoi sommes nous si effrayés, si démunis en face d’elle ?
Dans ce passage de "Le Prophète", Gibran essait d’apporter des reponses à ces interrogations .A travers son personnage, il propose de nous emmener à la découverte de nous mêmes en nous apprenant à décoder les messages de la vie ; à les lire, non pas, des yeux mais avec le cœur.
La mort n est pas cet abîme que nous imaginons , ce trou noir qui peut nous ensevelir à tout moment mais au contraire , c’est dans la lumière de la vie qu’il faut aller la chercher , dans la clarté du jour et la transparence de l’âme .
La mort est en nous, elle habite nos espoirs et nos désirs ; il suffit d’aller au fond de nous même et d’explorer nos rêves pour la saisir .C’est vrai que nous la craignons mais sans cesser de la désirer. Sa rencontre doit être un moment de plaisir et de joie car pour Gibran, ce n’est qu'une étape à franchir, un aire où l'homme se dévoile, se débarrasse de son écorce avant de prendre le chemin lumineux de la vie éternelle.
La mort est la fin d’un sentier sinueux mais le début d'une clairière calme et reposante où l’homme, enfin, léger, délivré des chaînes de la vie terrestre, vogue haut dans les cieux, libre à la recherche de Dieu.
C’est à ce moment là que commence la vie .la vraie vie, pleine de lumière, agréable et limpide.
Donc , ce que nous appelons "vie" , n'est enfin de compte pour Gibran qu’une partie insignifiante de notre parcours qui est loin de prendre fin avec la mise de notre corps à l’intérieur du tombeau puisqu’on ne meurt que pour mieux renaître.
Le passage présente une conception personnelle de Gibran sur ce dilemme qu’est la vie et la mort .Deux mots opposés, mais qui curieusement, se complètent, s’entremêlent afin de donner sens à notre existence.