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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 23:01

  La mort, cette énigme dont l’homme essaye de déceler les secrets depuis la création du monde ; et en face de laquelle sa soif du savoir l’entraîne dans une quête  sans fin, l’incitant à se poser des questions sur ce qu’elle est, et pourquoi sommes nous si effrayés, si démunis en face d’elle ?

 

     Dans ce passage de "Le Prophète", Gibran essait  d’apporter des reponses à ces interrogations .A travers son personnage, il  propose de nous emmener à la découverte de nous mêmes en nous apprenant à décoder les messages de la vie ; à les lire, non pas, des yeux mais avec le cœur.

 

 

La mort n est pas cet abîme que nous imaginons , ce trou noir qui peut nous ensevelir à tout moment mais au contraire , c’est dans la lumière de la vie qu’il faut aller la chercher , dans la clarté du jour et la transparence de l’âme .

 

 

La mort est en nous, elle habite nos espoirs et nos désirs ; il suffit d’aller  au fond de nous  même  et d’explorer nos rêves pour la saisir .C’est vrai que nous la craignons mais sans cesser de la désirer.  Sa rencontre doit être  un moment de plaisir et de   joie  car pour Gibran, ce  n’est qu'une étape à franchir, un aire où l'homme se dévoile, se débarrasse de son écorce avant de prendre le chemin lumineux de la vie éternelle.

 

La mort est la fin d’un sentier sinueux mais le début d'une clairière calme et reposante où l’homme, enfin, léger, délivré des chaînes de la vie terrestre, vogue haut dans les cieux, libre à la recherche de Dieu.

 

 

C’est à ce moment là que commence la vie .la vraie vie, pleine de lumière, agréable et limpide.

 

Donc , ce que nous appelons  "vie"  , n'est enfin de compte pour Gibran  qu’une partie insignifiante  de notre parcours qui  est loin de prendre fin avec la mise de notre corps à l’intérieur du tombeau puisqu’on ne meurt que pour  mieux renaître.

 

Le passage présente une conception personnelle de Gibran sur ce dilemme qu’est la vie et la mort .Deux mots opposés, mais qui curieusement, se complètent, s’entremêlent  afin de donner sens à notre existence. 

  

Par benachire fouzia - Publié dans : fouziaben
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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /Avr /2007 18:57
  • Je me rappelle très bien de lui, c'est vrai que j'étais encore une enfant mais sa voix grave résonne encore dans ma tête  et ses traits sont bien vivants dans ma mémoire.

     

    Je me rappelle combien sa grande taille élancée me fascinait, combien je trouvais ses épaules, larges et musclées, confortables lorsqu'ils me mettait dessus et parfois même, je les préférais au dos chaud de ma grand-mère .Ses cheveux ? Il  suffit que je regarde aujourd'hui ceux de ma fille, noirs, lisse et brillants pour ressentir le même plaisir que j'avais autrefois à les caresser. Quant à ses yeux marron , il parait qu ils ressemblent aux miens mais je ne crois pas que j'ai hérité de son regard clair et profond  mais aussi espiègle ni de son teint blanc et mat qui renseignait sur ses origines slaoui. Lorsqu'il marchait dans la rue, nos voisines le suivaient du regard tellement sa démarche était élégante et fière et elles venaient conseiller ma mère de lui préparer un peu de <bkhour>en vu de le protéger.

 

C'est vrai que mon père était bel homme mais quand je regarde ses photos, je trouve qu'il avait aussi beaucoup de goût. Dans notre quartier, on l'appelait <lamdini >car il s'habillait à l'occidental alors que la plupart de nos voisins, amis et proches portaient encore des djallabas .

 

Aujourd’hui, quand nous évoquons son souvenir, mes frères, mes soeurs et moi ; c’est surtout l'image d'un père aimant , généreux qui n hésitait pas à partager nos jeux ,à nous raconter des blagues et à écouter les notre .

 

Des fois aussi, je l'entendait gonder mes frères et soeurs aînés, je ne me rappelle plus pourquoi mais je me souviens de son regard sévère, de sa bouche crispée, de sa voix, qui d'ordinaire était calme et douce, devenir en de tels moments d’un ton dur et coléreux.

 

Pour ma mère, plus de soixante dix ans, aucun des  hommes de la famille ne l'égalerait ; ni ses fils ni ses beaux-fils ni même ses petits fils .Elle dit : « Votre père savait me faire plaisir .Il m'offrait ce dont j’avais envie avant même que je le réclamait Jamais, il n'a élevé la voix sur moi .C était un père responsable et un époux prévenant. Lorsque je tombais malade ou à la naissance d un bébé, il prenait congé et restait à mon chevet  et ....il me faisait rire aussi »  cette dernière phrase, elle la termine souvent en pleurs.

 

Ma grand -mère , elle , est une autre histoire ;quand elle parlait de lui ,je me demandais si c'était elle ou sa fille qui en était amoureuse .Je me souviens de ses paroles élogieuses des années après son décès: « pour moi, il n'était pas un gendre mais un fils ;tellement aimable et respectueux , il mettait toujours ses bras autour de mes épaules lorsque nous allions ensemble à la mosquée  et  m'apportait des friandises en cachette de votre mère .»

 

Mon père nous a quittés depuis trente cinq ans, il est parti à la fleur de l age alors que j’étais très jeune

 

mais, de part son souvenir toujours présent , il m'offre une aide et un soutien dont j ai souvent besoin pour avancer dans la vie .Est  ce une excuse pour son départ précoce ?

 

 

Par benachire fouzia - Publié dans : fouziaben
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Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /Mars /2007 20:11

Travaillez, progressez au rythme de la terre Au rythme de son âme.

 

Si oisifs vous restez, étranger vous devenez, et le cortège de la vie, majestueux et fier, avancera sans vous.

 

La flûte que vous êtes lorsque vous travaillez est source de

 

musique mélodieuse qui se tarie, devient muette, sourde, immobile

 

dans un monde en mouvement si vous arrêtez de travailler

 

Le travail est une malédiction

 

L’effort est un malheur, Vous a-t-on dit.

 

Et bien, on vous a menti

 

Le travail est un rêve dont chacun de nous réalise une part.

 

Le travail est une bénédiction.

 

Un sentier qui mène à l’amour de la vie

 

Aimer la vie par le travail c’est pénétrer son secret

 

Sachez que seul le travail atténue vos souffrances.

 

On vous dit que la vie est ténèbres

 

Je dis que le travail soit l’antenne qui éclaire et guide vos pas sur le sentier de la vie.

 

La vie n’est ténèbres que lorsque la volonté est absente, la connaissance est nulle, et l’amour du travail enchaîné.

 

Que signifie cela ?

 

Aimer son travail c’est se donner à lui corps et âme,

 

C’est accomplir sa tâche comme si la vie de l’être aimé en dépend

 

C’est  s’oublier en faveur de l’autre

 

C’est lui offrir votre courage, votre persévérance et votre sueur.

 

Par benachire fouzia - Publié dans : fouziaben
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